L’éclairage mis en lumière

Quelles sont les notions associées à l’éclairage ? Et quels en sont les enjeux ? La dernière conférence du cycle « Lumière en discussion » présentera la chronologie des techniques impliquées et il sera notamment question de la révolution LED. On découvrira comment fabriquer une lumière colorée ou blanche, en faire varier ses caractéristiques pour les applications domestiques ou techniques  et créer des structures de lumière pour le bonheur de tous.

 

Jeudi 17 décembre, 17 heures, auditorium de la bibliothèque de l’Alcazar, Fernande Vedel, professeur émérite à l‘Université Aix-Marseille.

 

Image : artiste : Yann Kersalé, « la profondeur des lames » / crédit photographie : Laurent Lecat
Image : artiste : Yann Kersalé, « la profondeur des lames » / crédit photographie : Laurent Lecat

Impact des nanotechnologies sur l’environnement : comment les rayons X peuvent-ils aider à apporter des réponses ?

Les nanotechnologies font partie intégrante de notre quotidien. Chaussettes, crèmes solaires, aliments, peintures, ciments : on trouve des nanomatériaux dans de nombreux produits de consommation. Les nanomatériaux sont tous les matériaux composés ou constitués d’objets à l’échelle manométrique (un milliardième plus petit que le mètre). Comme toutes technologies innovantes, les nanotechnologies offrent la perspective d’avancées extraordinaires dans de nombreux domaines tels que la médecine par exemple, mais peuvent également s’avérer néfastes pour l’homme et l’environnement. Dans ce contexte le CEREGE étudie le comportement et le devenir des nanomatériaux pendant tout le cycle de vie des produits de consommation dans lesquels ils sont incorporés (utilisation, vieillissement, fin de vie …).

Les nanomatériaux sont si petits qu’il n’est pas possible de les observer avec la lumière visible. Nous utilisons donc des techniques à base de rayons X pour détecter, localiser, visualiser, et caractériser ces particules jusqu’à l’échelle de l’atome et ainsi mieux comprendre leur comportement et devenir pour pouvoir in fine évaluer le risque qu’elles représentent et proposer une conception de ces objets plus « sûre » (safer by design).

 

Mardi 8 décembre, 17 heures, auditorium de la bibliothèque de l’Alcazar, Clément Levard, chercheur CNRS au Centre Européen de Recherche et d’Enseignement des Géosciences de l’Environnement, OSU Institut Pythéas.

 

© CEREGE

Les secrets de la matière vivante sous la lumière du synchrotron

Les nouvelles technologies toujours plus performantes nous permettent désormais d’explorer la matière vivante jusque dans ses secrets les plus intimes, en exploitant toutes les propriétés de la lumière. La structure de l’ADN en double hélice révélée par Watson et Crick en 1953 avait dévoilé à l’époque « le secret de la vie » (dixit Francis Crick). Aujourd’hui la vie recèle encore heureusement bien des mystères, que nous perçons un peu plus chaque jour avec de nombreuses applications pour notre quotidien et notre santé. Des enzymes gloutons aux médicaments de demain : voici un voyage au cœur de la matière vivante jusqu’à l’échelle de l’atome grâce aux microscopes de l’infiniment petit et à la lumière du synchrotron.

Jeudi 26 novembre, 17 heures, auditorium de la bibliothèque de l’Alcazar, Véronique Receveur-Bréchot, chercheur CNRS au Centre de Recherche en Cancérologie de Marseille.

© Véronique Receveur-Bréchot / CRCM
© Véronique Receveur-Bréchot / CRCM

 

Lumières sur les abysses avec le télescope ANTARES

En général, lorsqu’on parle de bioluminescence, on pense aux lucioles… En fait, sur Terre, la bioluminescence est plutôt rare alors que c’est la norme en milieu marin. Une remarquable diversité d’animaux marins est capable d’émettre de la lumière, des microbes aux poissons. Si ce phénomène est connu depuis l’Antiquité, son intérêt écologique reste parfois encore mystérieux, particulièrement en ce qui concerne les bactéries bioluminescentes.

De façon inattendue, le télescope sous-marin ANTARES, immergé à 2400 m de profondeur au large de Toulon et dédié à l’observation de la lumière Cherenkov issue des neutrinos cosmiques, permet d’étudier la bioluminescence des organismes marins. En 2009 et 2010, ANTARES a observé un étrange phénomène : la bioluminescence due aux organismes abyssaux a brusquement augmenté. Ceci a permis de révéler un lien inattendu entre une activité biologique – la bioluminescence – et le mouvement de masses d’eau en milieu profond.

Mardi 3 novembre, 17 heures, auditorium de la bibliothèque de l’Alcazar, Stephanie Escoffier, chercheur CNRS au Centre de Physique des Particules de Marseille et Christian Tamburini, chercheur CNRS à l’Institut Méditerranéen d’Océanologie, OSU Institut Pythéas.

 

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